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Par Akimova Elizaveta · 20 juil. 2026

Exporter les lieux enregistrés de Google Maps en KML (2026)

Un fichier KML paraît bien banal dans le dossier Téléchargements. Ouvert dans le bon logiciel, il redevient une carte pleine de repères. C’est ce qui en fait une bonne porte de sortie de Google Maps : Google Earth, Google My Maps, QGIS, ArcGIS et de nombreuses applications de navigation savent le lire.

Encore faut-il obtenir le fichier. Google Maps permet d’enregistrer des milliers de lieux, mais n’affiche aucun bouton KML à côté d’une liste. Google Takeout renvoie une archive complète du compte ; ExportMyMap produit en quelques minutes un KML directement exploitable pour une liste précise.

En bref

  1. Ouvrez la liste Google Maps sur un ordinateur.
  2. Analysez-la avec ExportMyMap.
  3. Choisissez KML.
  4. Téléchargez le fichier et ouvrez-le dans l’application voulue.

Pour une première exportation, commencez par le guide général des lieux enregistrés. La suite concerne précisément KML : son contenu, ses usages et ses limites.

Étape 1 : ouvrir la bonne liste

Ouvrez Google Maps sur un ordinateur avec Chrome, Edge, Brave ou Arc. Connectez-vous, cliquez sur Enregistrés, puis ouvrez Favoris, À visiter, Projets de voyage ou une liste personnalisée.

Si une longue liste de favoris s’arrête autour de 200 lieux sur ordinateur, passez d’abord par la méthode Google Takeout.

Étape 2 : analyser avec ExportMyMap

Installez l’extension ExportMyMap, lancez-la dans Google Maps et choisissez la liste. Elle lit les lieux de la session ouverte et prépare l’export.

Attendez la fin de l’analyse. Un fichier qui ne contient que la moitié de la liste peut rester techniquement valide, ce qui rend l’oubli plus difficile à repérer qu’une erreur franche.

La version gratuite couvre les 10 premiers lieux ; un forfait payant est nécessaire pour la liste complète.

Étape 3 : choisir KML et les notes

Sélectionnez KML. Si vous incluez vos notes, chacune est placée dans la description du repère correspondant.

Le fichier respecte KML 2.2 et reste volontairement simple :

  • un document portant le nom de la liste ;
  • un Placemark par lieu ;
  • le nom du lieu ;
  • longitude et latitude ;
  • la note facultative dans la description.

Les notes Google ne doivent pas être confondues avec les évaluations, téléphones, horaires, images et avis publics. Pour trier ces données, choisissez plutôt CSV ou Excel.

Étape 4 : utiliser le fichier

Google Earth

KML est son format naturel. La version web l’importe dans un projet ; Google Earth Pro l’ouvre via Fichier → Ouvrir. Le guide Google Maps vers Google Earth détaille les deux méthodes.

Google My Maps

Créez ou ouvrez une carte, ajoutez un calque et importez le KML. My Maps permet de modifier les styles, séparer les lieux par calques ou publier une carte, dans la limite de ses quotas.

Organic Maps

Envoyez le KML sur votre téléphone puis ouvrez-le avec Organic Maps. Les repères deviennent des favoris. Le guide de migration Organic Maps décrit les menus Android et iPhone.

Plans d’Apple

Plans n’importe pas KML directement. Un convertisseur doit produire un guide Apple. Suivez la méthode Google Maps vers Plans plutôt que de toucher simplement le fichier sur l’iPhone.

Logiciels SIG

QGIS et ArcGIS comprennent KML, mais GeoJSON est souvent plus pratique pour l’analyse et les cartes web. Si le logiciel attend GeoJSON, utilisez le convertisseur KML vers GeoJSON.

KML, KMZ ou GPX ?

KML est un format XML pour les repères, dossiers, styles et géométries. C’est le choix sûr pour Google Earth et My Maps.

KMZ est un paquet KML compressé qui peut contenir des images et icônes. Cette enveloppe ne sert pas pour une simple liste de lieux ; un KML ordinaire est plus facile à vérifier.

GPX vise les appareils GPS et distingue points de passage, itinéraires et traces. Pour les favoris OsmAnd, les waypoints GPX conviennent mieux.

Un repère absent cache souvent des coordonnées absentes

Un point KML exige longitude et latitude. Sans elles, aucune application ne peut le dessiner et ExportMyMap ignore l’entrée concernée.

Si le fichier entier refuse de s’ouvrir, testez-le dans le validateur KML gratuit. Il vérifie localement le XML, la racine, les repères et leur géométrie, et indique souvent la ligne fautive d’un fichier modifié à la main.

Garder une copie portable

Une carte importée peut changer après une mise à jour ou la disparition d’un service. Un KML reste du texte, avec une structure documentée et largement prise en charge. Conservez l’original à côté des versions converties.

Exporter une liste Google Maps en KML →